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20/07/06 à 17h34 :
le
concert était attendu depuis
plus d'un mois. il a
enfin eu lieu. un
théâtre romain âgé de 2000 ans ainsi qu'un ciel bleu en guise de récipient, il ne manquait plus que le public pour remplir le tout. une fois la boisson en place, laissez reposer une demi-heure. ajoutez-y un
diamant chypriote pour préparer la combustion. le mélange sera déjà très bon au bout d'une heure. néanmoins pour qu'il atteigne réellement son stade final, il faudra encore le laisser reposer une demi-heure de plus. à la
harpe se succèdera les
violons, aux
violons se succèderont le
disc jockey, au
disc jockey se succèdera les
choristes. la nuit tombe, tout est maintenant prêt.
l'ange blanc arrive ; c'est délicieux.
revenons
un mois en arrière.
j'écoute un
morceau de kanye west quand une
fenêtre de conversation msn s'ouvre. à la vue du morceau dans le sous-titre de mon pseudonyme,
elsa me demande si c'est du
bon son. je lui réponds que oui, ce à quoi elle rétorque le fait qu'elle va
prochainement le voir sur scène. elle me parle d'un festival, elle me parle de vienne, elle me parle du mois de juillet.
c'est fou.
je me renseigne et vois en effet les places disponibles sur le
site de la fnac. j'en parle autour de moi mais nous ne serons au final que deux à acheter les places à la
fnac de grand place. une fois les
38,50¤ dépensés, il ne nous reste plus qu'à attendre le
19 juillet pour rejoindre les
côtes du rock.
late orchestration fait saliver là où
late registration,
second semester ou encore
freshman adjustment 2 font patienter.
nous sommes maintenant le
18 juillet et nous ne savons pas encore exactement comment monter. le
train est envisageable mais l'aller-retour coûte environ
32¤ ; il est tant d'utiliser le
capital social.
arnaud propose un forfait aller en twingo avec retour en option via un autre de ses collègues de cours. ça c'est fait.
départ à
17h30 à l'arrêt
albert 1er de belgique pour arriver à vienne vers
19h30. un
paquet de doo wap et un
sandwich jambon fromage plus tard, il est temps de rejoindre le
théatre antique. le
sony cyber-shot dsc-t33 dissimulé sous le polo
akademiks n'est pas repéré par la
douanière viennoise et c'est pas plus mal. un
stand vend des t-shirts à la gloire du
luis vuitton don à droite et nourriture et boissons sont proposés à l'achat à ma gauche. pas le temps de faire des emplettes, il faut vite trouver une
place convenable. j'attendais une
émeute. j'attendais des gens qui
se battaient pour être dans la fosse. j'attendais la
guerre du mètre carré. mes attentes ne se sont pas exaucées et ça aussi c'est pas plus mal. l'ambiance est
très posée et la
cadre romain magnifique. les spectateurs discutent, profitent de leur
verre d'orangina à 3¤ et guettent le moindre mouvement se passant sur la scène.
abandonnant notre
escorte gea, nous nous posons sur une barrière à proximité de la fausse afin d'économiser nos forces durant la première partie.
jay et
son cousin, assistants par défaut lors de ma récente
luxation d'épaule, nous rejoignent.
l'introduction de
diam's se fait entendre. autant le dire tout de suite, nous n'étions pas venu pour elle. cependant, au fil de sa représentation, force est d'avouer que le spectacle proposé était plaisant. instaurant un
dialogue très bon enfant avec le public,
mélanie georgiades possédait une réelle
présence scénique. les morceaux de son
dernier opus s'enchaînent avec fluidité et étaient entrecoupés de références à
ntm ou encore
iam. les
deux choristes qui l'accompagnaient étaient en places, tout comme son
dj et son
pianiste qui nous ont offert une petite
interlude musicale très fraîche. la
contribution vocale et gestuelle des spectateurs était constamment demandée. les adorateurs de la position assise ont été petit à petit converti et ont rejoint leurs
homologues horizontaux plus bas.
nous cédons aussi et terminons dans la
fosse pour le dernier morceau. la prestation de
diam's et son équipe a chauffé tout le public qui n'attend plus que la
suite américaine pour s'embraser.
et la suite on l'attend bien. une
bonne demi-heure s'écoule durant laquelle le
ciel bleu vire au
noir étoilé de la nuit. le
décor se met en place. une
harpe et son utilisatrice ainsi que
six violonistes tout d'abord.
dj a-trak se met derrière ses platines et
deux choristes rentrent à la droite des musiciennes. le
public crie, la fosse s'agite, des mains formant le sigle du label roc-a-fella s'élèvent.
kanye arrive, enfin. tout vêtu de blanc, micro en main,
chaîne en or et en diamant à l'effigie de jésus autour du cou.
diamonds from siera leone sera le morceau qui ouvrira un show énergique et efficace.
monsieur west a le
charisme et le
flow qui va avec. il
occupe tout l'espace impeccablement soutenu par son équipe. le
choriste nous fait des petites vocalises, les
musiciennes assurent quelques mélodies isolées,
l'autre choriste se déhanche sur
addiction et
dj a-trak fait parler sa dextérité individuelle durant quelques instants. tout le monde participe et ce ne sont pas quelques
baffles mal placés au début de sa prestation ou
deux pauvres hommes imbibés de bière en quête d'exposition qui détourneront
kanye de sa représentation. les
morceaux phares de
late registration sont les premiers joués pour être ensuite relayés par des sons plus antérieurs ou des beats produits pour d'autre artistes.
l'artiste partira après avoir touchés les mains tendues du premier rang. enfin, il fera
semblant de partir.
pom pom pom pom pom pom. le
public chante mais la scène est déjà éteinte.
pom pom pom pom pom. c'est bon on les as vus
les violonistes qui sont pas encore partis dans le noir, on nous la fait pas à nous.
pom pom pom pom pom. quelques minutes passés et le doute s'installe quand même, certains quittent même leur siège.
pom pom pom pom pom pom.
a-trak et les
choristes reviennent, c'est parti pour un dernier rappel attendu par tous.
le concert se termine calmement aux environs de
23h30 ;
deux heures de divertissement très
positives où les
stan smith noires n'ont pu s'empêcher de devenir
grises.